samedi 18 novembre 2017

A quand la vraie bouffe imprimée?

Impression 3D et alimentation semblent faire bon ménage à en croire le nombre de projets d’imprimantes dédiées…

Chocolats, bonbons, mignardises et j’en passe, ce ne sont pas les exemples qui manquent mais le constat reste le même : c’est joli, mais à quoi bon. En effet pourquoi se casser la tête à utiliser une imprimante 3D là où de petites mains habiles sont capables d’obtenir un résultat identique en bien moins de temps ?
En effet, entre la modélisation, la préparation des matières premières et l’impression, on ne peut pas vraiment parler de gain de temps. La constance peut-être ? Certes l’impression 3D permet d’obtenir des séries parfaitement identiques, mais les moules le permettent également. La personnalisation ? Oui c’est là le plus grand intérêt de l’impression 3D, la production en petite série de produits uniques. Imprimer en chocolat le logo de son entreprise pour décorer les cupcakes du pot de départ de Roger se prête parfaitement à l’exercice. Inutile de concevoir un moule, ce qui est relativement onéreux, la production est rapide et on pourra recommencer pour le congé mat’ de Chantal sans problème.

chocolat3d

Crédit photo : Smart Gastronomy Lab

Mais alors à qui s’adressent ces imprimantes 3D ?

Probablement pas aux particuliers pour l’instant. Bien qu’elles soient simples d’utilisation, les imprimantes 3D alimentaire sont loin d’être aussi indispensables qu’un four à micro-ondes. Par contre, elles trouvent parfaitement leur place dans les cuisines d’un pâtissier ou d’un traiteur pour qui elles peuvent devenir de véritable plus. Encore une fois dans le cadre d’un évènement corporate la mignardise siglée risque de rapidement s’imposer comme un must-have.

Mais pourquoi êtes-vous si méchant ?

Parcequeeeeeeeeeeee … Ça va changer ! Oui monsieur, oui madame, demain vous pourrez avoir une imprimante 3D alimentaire dans votre cuisine. Car nous n’en seront plus à l’impression de petites déco mais bel et bien de véritables plats.
Et l’avenir c’est maintenant avec la Foodini de Natural Machines. Sandwichs, burgers, pizzas, tapas, gâteaux, rien de lui résiste et tout cela dans des tailles « normales ».

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Crédit photo : Natural Machines

L’imprimante qui cuisine toute seule n’est donc plus un fantasme. Une fois la matière première chargées, Foodini s’occupe de tout … Sauf de la cuisson. Évidemment, niveau healthy ou ragout on passera son chemin, l’imprimante ne peut produire que des plats en couches, donc beaucoup de fromages et de pâte à pain.

foodini

Projet lancée grâce à une campagne Kickstarter, la Foodini devrait être proposée d’ici la fin de l’année pour la modique somme de 1000 euros 4000 euros (MAJ le 12/05/2017).

Ce n’est peut-être pas encore la révolution pour le marmiton, mais c’est déjà un début.

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