ManusxMachina : l’impression 3D entre dans l’histoire

Du 5 mai au 14 aout prochain se tiendra l’exposition ManusxMachina au Metropolitan Museum of Art de New York (ou MET pour les intimes).

Le sujet de cette exposition : l’évolution du costume au fil des avancées technologiques. Plus particulièrement, comment les stylistes conjuguent fait-main et mécanisation pour donner naissances aux créations haute-couture et au prêt-à-porter d’avant-garde.

Évidemment, la machine à coudre fut une véritable révolution dans l’histoire de la mode. Mais de toute évidence l’arrivée de l’impression 3D va elle aussi chambouler les habitudes des créateurs de mode. Si l’on ne peut pas encore parler de révolution, disons qu’une évolution majeure est en marche.

Ensembl Iris van Herpen Haute Couture Printemps/ Été 2010 Photographe: Nicholas Alan Cope/ Metropolitan Museum of Art

Ensemble Iris van Herpen Haute Couture Printemps/ Été 2010
Photographe: Nicholas Alan Cope/ Metropolitan Museum of Art

Ainsi cette exposition va mettre en avant des créations entièrement ou partiellement réalisées à l’aide d’imprimantes 3D.

L’impression 3D : chasse gardée de la haute couture ?

Certes, nous sommes encore à l’heure de l’expérimentation pour ce qui est de la mode « printer friendly », a fortiori si l’on considère que la place de ces créations est dans un musée plutôt que dans la rue. De plus, les modèles exposées sont le fruit des maisons haute-couture telles que Chanel ou Iris van Herpen, preuve en est que l’on est loin d’une démocratisation.

Ensemble Karl Lagerfeld pour Chanel Haute Couture Automne/Hiver 2015–16 Photographe: Nicholas Alan Cope/ Metropolitan Museum of Art

Ensemble Karl Lagerfeld pour Chanel Haute Couture Automne/Hiver 2015–16
Photographe: Nicholas Alan Cope/ Metropolitan Museum of Art

Néanmoins, le luxe fini toujours par être repris par le mass market, généralement dans une forme plus passe partout. Ce qui nous laisse à penser que des éléments imprimés pourraient rapidement se retrouver combinés à du textile plus traditionnel, comme ce fut le cas dans chez Trusst Lingerie. De toutes les façons, les limitations techniques actuelles ne permettent pas de créer de vêtements souples, malgré les prouesses de Nervous System, aussi les premières créations dans le domaine sont plus proches d’armures que de véritables vêtements.

Un retour au sur mesure ?

Ceci étant dit, impression 3D et mode font d’ores et déjà bon ménage pour ce qui est des accessoires. Lunettes, bijoux, même de jeunes créateurs indépendants réussissent à proposer des modèles abordables et portables. A l’heure de la personnalisation à outrance, l’impression 3D permet de s’offrir ce petit luxe de l’objet unique. Et c’est surement ce qui permettra à l’impression 3D textile de se développer. Plus écologique (pas de gâchis, pas de pollution) et réellement sur-mesure, il est fort à parier que d’ici quelques années, nous serons en mesure d’imprimer dans le confort de nos foyers de sympathiques petites robes d’été.

Enregistrer

Articles associés

Avec TAKT PROJECT, le cristal s’imprime en 3D
Mutations / Créations : l’évènement du centre Pompidou dédié à l’impression 3D
Design + Impression 3D = Une expo à ne pas manquer !